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Mon ami Guy

Décès de Guy Ducoloné, mon ami Guy

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vendredi 29 août 2008, par Alain LHOSTIS


Un homme exceptionnel vient de disparaître. Coïncidence, le jour anniversaire de la Libération de Paris.

Lui, ce jour là de 1944, il était déporté, pour fait de Résistance au camp de Buchenwald, où quelques mois plus tard il participait à la libération du camp, par les déportés eux-mêmes, rendue possible par l’avancée des troupes américaines et de leurs alliés à l’ouest et de l’Armée rouge à l’est.

A juste titre, la nation s’est reconnue dans le sacrifice du jeune communiste Guy Mocquet. Ce qui frappe aussi chez Guy, comme chez la plupart des résistants, c’est son jeune âge au moment de ses engagements dans cette période cruelle. Entré à 20 ans dans la Résistance. Arrêté, torturé, à 22ans. Déporté à 24ans.

Pour ma part j’ai côtoyé Guy depuis le début des années 80. J’ai travaillé avec le vice-président unanimement respecté de l’Assemblée Nationale, le militant actif de la mémoire vivante au sein de la Fondation pour la mémoire de la Déportation, l’élu d’Issy les Moulineaux soucieux de l’hôpital de sa ville qui porte le nom d’un autre Résistant, le syndicaliste Corentin Celton. Il m’honora en 2005 en étant mon parrain pour me remettre les insignes de chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur dont il était lui-même officier. La reconnaissance de la Nation lui avait été confirmée il y a 2 ans par son élévation au grade de Commandeur dans l’Ordre National du Mérite.

Guy était un communiste moderne, curieux des évolutions de la société, pétillant d’intelligence et d’humour, modeste, et un homme d’Etat. Il siégea à l’Hôtel de ville de Paris, comme conseiller général de la Seine, élu en 1953 alors qu’il était en prison à la suite d’une manipulation policière.

La ville de Paris ne devrait pas manquer d’honorer comme il se doit, sa mémoire.

Alain LHOSTIS Conseiller de Paris. Communiste.






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