Il y a urgence pour sauver l’hôpital public
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mardi 6 juillet 2010, par Alain Lhostis _
Déclaration d’Alain Lhostis Conseiller de Paris (communiste) relative à la mise en place du conseil de surveillance de l’AP-HP.
Le conseil de surveillance de l’AP-HP qui a remplacé le conseil d’administration, vient de se réunir pour élire son président. Il a élu une personne extérieure à l’institution, nommée par le préfet sanitaire représentant l’Etat en Ile de France.
Ainsi, la présidence et la direction générale sont assumées par deux technocrates désignés au plus haut niveau de l’État
On peut regretter que le candidat du maire de Paris n’ait pas su rassembler une majorité au sein de ce conseil, ce qui était possible. Il ne faut jamais oublier que les acteurs de l’AP-HP attendent des élus locaux un engagement complet, pour défendre cette institution publique à laquelle ils sont unanimement attachés. La presque totalité des commissions de surveillance des hôpitaux et des CHU ont naturellement élu le maire ou son représentant à leur présidence. La municipalité parisienne a sans doute sous estimé l’importance de maintenir les liens historiques tissés entre la ville et son prestigieux centre hospitalier universitaire.
Mais là n’est pas le fond du problème. La casse de l’hôpital public se poursuit. La nomination de Claude Evin à la tête de l’agence régionale de santé (ARS) pour exercer la tutelle du pouvoir central au plus près, va accentuer la pression pour la réduction des effectifs, les fermetures de services ou de sites et la mise en cause des missions de service public de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris.
Premier exemple, le groupe d’experts chargé de donner son opinion sur l’avenir de l’hôpital pédiatrique Armand Trousseau vient de rendre un verdict mitigé qui continue de menacer à terme, l’existence même de cet établissement. Il est regrettable que le maire de Paris n’ait pas donné suite à ma suggestion de réunir à nouveau la commission pluraliste d’élus du Conseil de Paris, pour entendre l’opinion des représentants de cet hôpital pédiatrique sur les conclusions de l’expertise. La mairie de Paris pourrait ensuite faire connaître sa position sur les enseignements à tirer de ce travail.
Mais il y a urgence pour sauver l’hôpital public. Je suis l’un des signataires du lancement d’une pétition qui a pour but de réunir des états généraux de la santé et de l’hôpital public en Ile-de-France, sous l’égide de la région francilienne, pour dégager les axes d’une alternative à la politique de casse actuelle.
Paris, le 6 juillet 2010



