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Exilés afghans : Un lieu d’accueil de jour à la caserne Château Landon ?

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vendredi 15 janvier 2010, par Pierre Huguenin

La caserne des pompiers de Paris « Château Landon », vide, pourrait s’ouvrir à un lieu d’accueil temporaire social et culturel.


Déclaration d’Alain Lhostis, conseiller de Paris, conseiller du 10ème arrondissement (Communiste).

La caserne des pompiers de Paris « Château Landon », vide, pourrait s’ouvrir à un lieu d’accueil temporaire social et culturel.

Depuis octobre 2002, la caserne des pompiers de Paris « Château Landon » est vide de ses occupants pour en permettre la rénovation totale.

La période de travaux devait durer 4 ans pendant lesquels les pompiers ont été installés au bord du bassin Louis Blanc, en occupant la moitié des bâtiments de l’ancien Point P CIMA.

Chacun sait que l’autre partie du bâtiment accueille la Maison des associations et sur sa plus grande surface le Point Ephémère, lieu de vie culturelle.

Aujourd’hui, 7 ans après, rien n’a été entrepris à la caserne. Le décès de l’architecte lauréat de l’appel d’offre public a été mis en avant par la Préfecture de police pour expliquer le non démarrage des travaux par les complications juridiques que cela a entraîné.

Interrogé par Alain Lhostis, le 22 avril 2008, le Préfet de police de Paris, en charge de cette opération, a fait répondre par le général commandant la brigade de sapeurs pompiers que ceux-ci devraient finalement « commencer dans le début de l’année 2010, pour se terminer mi 2012 ».

En l’absence de dossier soumis au Conseil de Paris, ou de dépôt de permis de construire, Alain Lhostis a réécrit au Préfet de police de Paris au mois de septembre 2009, pour s’assurer que les nouveaux délais seraient respectés. Le 2 décembre, ce dernier lui a répondu : « Dans la mesure où la reprise des études de maîtrise d’œuvre soulève des difficultés juridiques complexes, la solution adaptée au cas d’espèce passe par la consultation de la Commission Centrale des Marchés et par un accord de l’ordre des Architectes quant au montage envisagé. Ces démarches sont en cours et si elles aboutissent, un avenant au marché initial de maîtrise d’œuvre devra être présenté au Conseil de Paris au cours du 1er trimestre 2010. La passation de cet avenant permettrait alors la reprise des études à la mi-mai 2010. Celles-ci se dérouleraient jusqu’au début de l’année 2012 en incluant la phase de passation des marchés de travaux. Sur ces bases, le début du chantier interviendrait au second trimestre pour une durée d’environ 24 mois ». En clair, le démarrage éventuel des travaux ne se fera pas avant 2012. Mais, il y a un membre de phrase à relever « Ces démarches sont en cours et si elles aboutissent… », laissant entendre que cela devrait durer, comme le disait un humoriste que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… « un certain temps ». En réalité, on voit s’éloigner la perspective du début des travaux plutôt vers 2014. Les raisons juridiques et techniques évoquées ont sans doute une part de réalité, mais n’est-ce pas plutôt un problème de financement qui est posé aujourd’hui ?

Nombreux sont celles et ceux qui espèrent, comme Alain Lhostis, qu’un jour l’actuel Point Ephémère sera transformé, grâce à la possibilité d’investir la partie aujourd’hui occupée par les pompiers de Paris, en un lieu majeur à vocation socioculturelle de proximité pour le 10ème arrondissement.

Sept ans que ce bâtiment de la caserne Château Landon est vide ! La question se pose : peut-on laisser dans un arrondissement comme le nôtre qui manque d’espaces de toutes sortes pour les projets de la municipalité d’arrondissement en matière sociale, culturelle, de loisirs, un bâtiment aussi important en bon état global, sans au moins s’interroger sur une occupation temporaire comme cela est fait pour l’ex Point P CIMA pour les pompiers ou le Point Ephémère ? Alain Lhostis suggère que l’accueil de jour pour les exilés séjournant dans notre arrondissement, réclamé par l’ensemble des forces de gauche et les associations, s’implante provisoirement dans ce lieu avec la bagagerie ainsi que pendant l’hiver la distribution des repas Conjointement, pourraient y être accueillies ponctuellement des festivités locales avec les conseils de quartier, notamment celui de Louis Blanc/Aqueduc ou, par exemple, s’ouvrir à une extension des initiatives autour du « Printemps des rues ».

Alain Lhostis propose donc que des conventions entre des associations et la Préfecture de police permettent l’occupation temporaire de ce lieu pour ces activités à caractère social ou (et) humanitaire ou (et) culturel.

Paris, le 18 décembre 2009






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